LE COMMERCE ÉQUILIBRÉ

Des produits commercialisés sur le marché international profitent de disparités à la production pour s’imposer injustement.

DÉLOCALISATIONS

De graves déséquilibres sont en train de miner la vie sociale et économique de la planète, avec la délocalisation d’usines.
De plus, c’est une prime à la sous-protection sociale, à la destruction du tissu social, et, à la dégradation de l’environnement. Occidental ou pas, aucun pays n’est gagnant à long terme.
Le Japon en a profité, et maintenant il le paye. La masse des exclus, tous les jours plus importante, le prouve. La Corée commence à le comprendre avec la concurrence de la Chine. A chaque fois le même scénario: les populations rurales sont employées à bas prix dans les usines.
Quand le vent tourne, elles se retrouvent au chômage dans des conditions dramatiques. Seule, une partie réduite de la population aura eu le temps d’amasser quelques richesses.
La majorité, elle, ne verra que les mirages véhiculés par la culture occidentale. Elle n’en aura tiré aucun profit, bien au contraire.
Le résultat des opérations est que le fossé se creuse tous les jours un peu plus, entre les « riches » et les « pauvres ».
Le plus grave est certainement l’incompréhension qui ne cesse de grandir entre la culture occidentale et le reste des autres civilisations.
Les puissants des pays pauvres font allégeance aux principes ultra-libéraux du capitalisme sauvage, à leur plus grand profit ou de ceux qui les soutiennent.
Ils cultivent ainsi, dans la majorité de la population, le profond rejet de tout ce qui est occidental même, des principes les meilleurs.

LES FAUSSES CROYANCES DU LIBÉRALISME

La mise en pratique d’une politique libérale dans la majorité des pays occidentaux, pendant cette dernière décennie, a permis de se rendre à l’évidence. Le libéralisme est un géant aux pieds d’argile.
Ses fondements reposent sur de soi-disant vérités qui sont tous les jours démenties par les faits.
Les trois principales concernent l’enrichissement pour tous grâce au libre-échange, la concurrence permet la consommation maximum, les crises de surproduction sont impossibles.
Le libre échange généralisé n’enrichit pas tous les pays également (et encore moins
tous les individus). On peut même dire que l’intérêt général n’est véritablement défendu nulle part.
Cette spirale d’appauvrissement généralisé touche des parts toujours plus grandes de la population.
Même s’ils ne s’en rendent pas encore compte cela veut dire que les dominateurs actuels (états, institutions, sociétés commerciales) seront les plus grands perdants de demain.
La concurrence maximum ne permet pas non plus de réaliser la consommation
maximum. Les exemples évoqués dans le domaine de la santé, par exemple, sont édifiants.
Les crises de surproduction sont parfaitement possibles. Les domaines où cela a été
constaté ne se comptent plus. Il suffirait d’une tension politique quelconque entre deux états fortement présents sur un marché, comme le pétrole par exemple, pour que tous nos beaux équilibres volent en éclats.
Les raisons de cet état de fait sont faciles à comprendre bien que difficiles à admettre par certains.
Libre concurrence et justice cohabitent et cohabiteront toujours ensemble difficilement.
En effet les acteurs de la vie économique n’ont pas un accès à l’information identique, et, les producteurs ont, sur le marché, une influence proportionnelle à leur taille.
D’abord, parce que, dans des secteurs très importants, des ententes ont limité considérablement la compétition entre les producteurs.
Mais aussi parce que la taille des producteurs et des consommateurs est profondément inégale et crée un effet de domination. Il fausse, au profit des plus puissants, la détermination des prix et la répartition des parts de marché. Les plus riches vont jusqu’à vendre pendant un temps à perte. Ils écrasent la concurrence et lui enlèvent sa clientèle.
Ensuite, ils n’auront qu’à fixer leurs prix, quand ils seront en situation de prépondérance.
Comme nous l’avons déjà vu, adopter l’ultra-libéralisme c’est également accepter le retour de l’esclavage.
Nombreux sont les pays qui font travailler dès l’âge de six ans des enfants. D’après l’Organisation Internationale du Travail, entre 100 et 200 millions d’enfants dans le monde travaillent de manière illégale, et souvent dans des conditions proches de l’esclavage. Ces enfants n’atteindront probablement jamais l’âge de 12 ans. Ils seront victimes de la malnutrition et des maladies. Les camps de travail où sont exploités des milliers de « dissidents politiques », retenus pour des motifs arbitraires,
ne risquent pas de fermer. Nous achetons sans rechigner leurs productions!
Même dans le domaine « légal », les écarts sont très importants.
La tentation normale des entrepreneurs est d’aller vers le moins coûteux. Que cela nous entraîne tous dans une faillite générale n’est pas leur problème. Ils doivent assurer la survie de leur entreprise, au jour le jour.
Ainsi un Chinois gagne 50 fois moins qu’un Français. Un ouvrier du textile coûte, par mois, charges comprises, 11000 F. en France, 950 F. en Thaï lande, 500 F. à Madagascar, 250 F. en Indonésie et 90 F. au Vietnam.
Pour les emplois plus qualifiés, les distorsions sont également importantes. Quand un opérateur informatique gagne 8300 F. en France il touche 720 F. en Inde. A quel niveau faut-il se mettre pour pouvoir travailler? Personne ne répond à cette embarrassante question. Il est vital d’inverser la tendance actuelle.
Plutôt que de choisir le nivellement par le bas, il est urgent d’adopter un système qui
stimule le progrès pour tous.

INSTAURATION D’UNE CONCURRENCE LOYALE.

Pour instituer des rapports équitables entres toutes les entreprises et tous les pays, il est important de trouver un élément compensateur dans 3 domaines :
  • L’utilisation de main d’œuvre.
  • La protection sociale.
  • La protection de l’environnement.
Pourquoi ne pas établir un barème qui classera chaque pays (ou chaque entreprise suivant le cas) par rapport à :

1/ l’utilisation de main d’œuvre (intégrant la régulation sur le tarif horaire, l’adaptation de l’importance de la population aux emplois disponibles et « l’humanisation » de la production),

2/ un statut minimum de protection sociale pour ses salariés, et enfin,

3/ la protection de l’environnement.

Des classifications de ce type existent déjà. Elles sont établies par des instituts privés ou des organismes internationaux.
Les exportations des pays qui seront en dessous de ce seuil seraient taxées. Un pays près de ce seuil paierait, par exemple, une « taxe sociale » faible et un pays éloigné en paiera une forte.

Le produit de cet impôt ne quitterait pas le pays, il serait utilisé, sur place.
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